La lutte contre le réchauffement climatique en 2018     

Depuis l’aube de l’humanité, l’Homme a toujours usé de tous les moyens et ressources disponibles en sa possession afin de s’établir et s’étendre sur la planète Terre. Finalement, c'est le 2 Août 2017 que l’homme a officiellement utilisé toutes les ressources annuelles de la Terre, il faut entendre par là que la consommation de l’humanité excède, aujourd’hui, ce que la Terre peut nous offrir en une année. La biocapicité de la Terre n’est plus assez suffisante pour subvenir à la consommation humaine. La lutte contre le réchauffement climatique apparaît alors, très logiquement, comme un enjeu vital pour la race humaine. Si l’Homme souhaite survivre, il va nécessairement devoir changer ses habitudes de consommation. Qu’en est-il de la lutte écologique en 2018 ?

De véritables progrès pour les énergies vertes

Pendant de nombreuses années les énergies polluantes, telles que le gaz ou le charbon, ont permis à l’homme de s’étendre considérablement au cours de son histoire. Les différentes révolutions industrielles se sont toujours appuyées sur des énergies grandement polluantes. La prochaine révolution industrielle sera-t-elle verte ? Aujourd’hui, si l’homme souhaite continuer son expansion au cours des différents âges, « il devra changer radicalement ses méthodes de consommation pour les prochaines années à venir pour survivre », prédit Hassan Hachem, un spécialiste du BTP en Afrique. En effet, dans le monde, la pollution atmosphérique est la 4ème cause de décès dans le monde : chaque année, on compte plus de 3 millions de décès prématurés dus à cette dernière. Toutefois, les chiffres semblent être plus rassurant pour l’avenir. Effectivement, les consciences changent peu à peu vers une transition énergétique propre et durable, 20 % de l’électricité mondiale en 2016 est produite par l’intermédiaire d’énergies vertes. On constate une nette amélioration de 10 % par rapport à l’année 2015.

Dans les énergies leaders, on retrouve en première position, l’énergie solaire qui représente un marché en constante évolution représentant plus de 50 % des énergies vertes. Le marché Allemand est en tête : l'Allemagne est le pays qui produit le plus d’énergie solaire photovoltaïque. L’énergie éolien représente à lui seul 1/3 des énergies vertes et enfin l’énergie hydraulique environ 15 %.

Il est intéressant de noter que cette prise de conscience est collective. Cette dernière touche même des pays majeurs et d’envergures comme la Chine où l’Inde jusqu’ici hypers polluants souvent diamétralement opposés aux directives écologiques mondiales (Protocole de Kyoto non ratifié par la Chine) puisqu’il s'avère que même si l’électricité nucléaire reste l’énergie la moins coûteuse, les coûts des énergies vertes ne cessent de baisser d’années en années. La transition énergétique concerne également nos modes de déplacements ; au cours de cette dernière décennies, les solutions de mobilités propres comme la voiture électrique ont connu un succès important dans le monde entier, permises par des subventions de l’État et de larges gammes proposées par les constructeurs automobiles, il n’est désormais pas rare de voir dans les rues des voitures électriques. La Chine et l’Europe sont les plus gros marchés de voitures électriques au monde néanmoins, peut-on affirmer que cette transition énergétique est réellement initiée? La réponse est reste mitigée.

De multiples obstacles encore à une transition énergétique réussie

Même si le coût à l’accès aux énergies baisse drastiquement, ce dernier reste encore trop élevé pour les pays les plus pauvres souvent fortement émetteurs de CO2 également, ces derniers ne sont pas toujours sensibles à ces questions énergétiques. Ce qui est aisément compréhensible quand l’on sait que l’énergie photovoltaïque est 40 fois plus chère que le nucléaire. Or, d’ici 2030, la demande en énergie mondiale sera supérieure de 50 % au niveau d’aujourd’hui.

Cette transition énergétique tant nécessaire à la planète semble alors bloquée par de multiples désaccords politiques plus qu’économiques. Concernant ce point, il est à noter la position des États-Unis qui refusent de ratifier les accords en faveur du climat lors des accords de Paris. On peut également citer certains pays qui, à l’inverse, comme la Chine semble s’impliquer et donner l’exemple comme elle a pu le montrer à l’UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change). Cette puissance économique dit vouloir « montrer l’exemple, et donner la parole aux plus faibles ». On remarquera surtout que la Chine voit une opportunité économique d’envergure, en se hissant dans le haut du classement mondial des producteurs d’énergie solaire. De cette manière, elle entend faciliter la croissance de son produit intérieur brut. En 2015, 6 fabricants chinois de panneaux photovoltaïques faisaient parties des 10 plus grands fabricants mondiaux, sachant que de toute façon, les deux premiers sont chinois. « Le gouvernement Chinois semble définitivement s’orienter vers une économie durable et plus propre » analyse Hassan Hachem. La Chine souhaite conserver son leadershipcommercial globalen devenant leader du photovoltaïque et de l’éolien, secteurs qui enregistrent une croissance à deux chiffres pour le pays. A l’inverse, les États-Unis se sont retirés en avril 2017 des Accords de Paris, comptant investir massivement dans les énergies fossiles. Aujourd’hui aux Etats-Unis, la production de gaz de schiste représente aujourd’hui plus de la moitié de la production totale américaine, soit plus 12 % de la production de gaz naturel dans le monde. On le rappelle, le gaz de schiste est obtenu après facturation hydraulique de la roche terrestre sous l’injection à très haute pression d’un fluide extrêmement corrosive pour la planète. Cette opération est très souvent associée à de lourds effets sur la santé des usagers : asthme, migraines, maladies cardiovasculaires, troubles neurologiques et cancer. Certains Etats ont même décidé d’interdire la fracturation hydraulique comme le Maryland ou l’Etat de New-York.

Quelles mesures pour l’avenir de demain ?

Chaque année lors des différentes réunions autour de l’écologie et des effets du changement du climat, des mesures sont envisagées par les divers pays participants. Toutefois, très peu de mesures concrètes sont finalement tenues. L’ONG GermanWatch appuie ce constat avec une étude en 2017 aboutissant à la conclusion qu’aucun pays dans le monde n’a adopté la bonne approche afin de réellement baisser les émissions de CO². Mais, selon Hassan Hachem, « la politique énergétique de la Finlande peut être considérée comme la meilleure au monde ». En effet, sa production électrique d’origine non fossile et non carbone, représente plus de 70 % ! L’énergie hydro électrique représente environ 17 %. La Finlande reste un des pionniers de la transition énergétique, en diminuant drastiquement en quelques années seulement son empreinte écologique carbone et fossile. Toutefois, il est important de noter sa consommation extrêmement élevée d’énergie, principalement due aux faibles températures.

Ces chiffres impressionnants, sont d’abords permis grâce à de lourds investissements de l’État, bien souvent soutenu par des entreprises privées. A l’image, la moitié des transports publiques du pays sont des véhicules 100 % écologiques. L’État a également énormément investi dans le tri des déchets, véritable pionnier, ce dernier est pratiqué depuis plus de 20 ans. On dénombre que plus de 80 % des emballages recyclés sont ensuite réutilisés à la consommation. Enfin, dans la capitale, la part des transports collectifs et biologiques occupent une très grande part comparée aux autres capitales : 65 % du trafic.

Pour finir, Hassan Hachem remarque clairement une approche très différenciée d’un pays à l’autre sur la question de la transition énergétique : certains l’abordent de manière rigoureuse et bien pensée comme la Finlande, d’autres préfèrent donner la priorité à la croissance économique de court terme et d’autres se projettent à plus long terme, comme la Chine pour en devenir le leader. Quoiqu’il en soit, malgré une prise de conscience générale, la lutte contre le réchauffement climatique n’en est encore qu’à ses prémisses. Et les différents événements internationaux ont essentiellement servis à mettre en lumière des blocages avant tout politiques pour certains, et économiques pour d’autres.